Un jour, il a vu une expo de Willy Ronis à Bram, au domaine des Essarts. Un choc esthétique. "Photographier la rue comme ça... Incroyable ! Je me suis dit, maintenant je sais, c’est ça que je veux faire !", raconte David Siodos qui bossait dans la vente.
C’est lui qui expose à son tour à Bram "Le sommeil des oubliés", exposition fleuve, aboutissement d’un long travail documentaire à l’écriture singulière autour d’un même sujet, la vie alternative dans trois lieux différents : le périphérique, le centre-ville et la forêt. Dans les marges. Mais la marge, c’est qui, c’est quoi s’interroge le photographe qui a d’abord passé beaucoup de temps à écouter, dialoguer, créer des liens. La photographie est ce qui vient à la toute fin, elle survient, parfois réussit, parfois rate. Ce qui compte, raconte-t-il, c’est la rencontre humaine. Le photographe toulousain a consacré huit ans à ce projet phare. Un livre en est sorti, "A l’ombre des vivants" aux éditions Le Mulet. Aux Essarts, le visiteur pourra se plonger dans cette histoire en noir et blanc et découvrir aussi sa toute dernière série dont il parle au micro du Magazine. Il y parle aussi de son parcours atypique.
Pour découvrir le travail photographique de David Siodos, c’est par ici.
